Maintenant que vos yeux découvrent leurs mensonges

Que la lumière éclaire nos terres désolées

Que la Grèce à genoux dans le sang qu’elle éponge

Premier peuple d’Europe sur l’autel immolé

 

Non peuples de la terre vous n’êtes pas coupables

Ils vous ont endormi dans des prisons dorées

En vous brouillant la vue d’émissions et de fables

Sur des écrans TV qu’ils vous ont préparés

 

Mais la terre est malade vous la sentez gémir

Pendant que ses bourreaux qui vous ont asservi

Sans vergogne et sans rien qui ne les fasse frémir

L’éventrent toujours plus au mépris de vos vies

 

Dans leurs temples d’argent : des peuples sacrifiés

La peur devient leur arme, la peur, la division

Leurs chiens de garde hurlent pour vous faire plier

Ils ne sont rien pourtant, nous sommes des millions

 

Non peuples de la terre vous n’êtes pas coupables

Le danger n’est pas l’autre mais la peur de l’autre

Unissez vous, aimez, partagez votre table

laissez la s’agiter la bête qui se vautre.

 

Aujourd’hui vous voyez qu’elle règne sur le monde

Se repaissant sans cesse du fruit de vos efforts

Vous n’avez que les miettes quand l’argent les inonde

Ils vous construisent un monde qui s’éteint dans la mort

 

La richesse est en vous et la bête en a peur

Relevez vous, debout, les autres sont vos frères

Ce beau rêve d’union la bête en a horreur

C’est en ouvrant ses bras que l’homme se libère

 

Non peuples de la terre vous n’êtes pas coupables

Ils vous ont fabriqué de belles illusions

Vous éloignant de vous, humains pourtant capables

De recréer le monde loin de leurs divisions.

 

La bête s’est jetée sur le peuple de Grèce

La peur est dans ses flancs, la bête est aux abois

Redressons-nous ensembles avant qu’elle ne nous blesse

Et ne dévaste tout sous de nouvelles lois

 

Non peuples de la terre vous n’êtes pas coupables

Abandonnez un temps vos rêves chimériques

Que vous font miroiter la horde détestable

Des grands bonimenteurs faiseurs de polémiques

 

Revenez à vous-mêmes, au Dieu qui vous habite

A cet homme qui crée, qui magnifie le monde

Debout, n’ayez plus peur c’est la vie qui invite

Car la bête se meurt et notre terre gronde

 

Non peuples de la terre vous n’êtes pas coupables

Mais si vous choisissez de refermer les yeux

Alors je vous le dis vous êtes responsables

De la mort annoncée des peuples miséreux.

 

ALEXANDRE LEGREC